L’annonce des grandes lignes du budget 2013, notamment celles concernant le nouveau régime fiscal pour les entreprises ont provoqué de vives réactions du secteur privé. Les dirigeants de TPE-PME n’ont pas caché leur déception et surtout leur inquiétude.

Une réforme qui tue l’entrepreneuriat

La réforme inscrite dans la loi de finances 2013 tue les entreprises du secteur privé. Les investisseurs s’opposent principalement à deux mesures. Les promoteurs s’insurgent contre le fait que les plus-values des ventes d’entreprises soient taxées à 60 %. Ces derniers trouvent que l’alignement des fruits de cession de société avec le revenu est aberrant. Les entrepreneurs qui se considèrent comme des pigeons affirment que la pilule que l’administration essaie de leur faire avaler est indigeste.

La nouvelle mesure fiscale n’épargnera pas non plus les auto-entrepreneurs dont le statut a été institué en 2009. Ces derniers verront leur système de cotisation sociale aligné avec celui des travailleurs du régime des indépendants. En relevant de 2 à 3 points de taux d’imposition de ces acteurs économiques, l’administration compte leur soutirer 130 millions d’euros. Ainsi, un dirigeant d’auto-entreprise qui gagne annuellement 16 000 euros doit verser 500 euros supplémentaires au fisc.

Un mouvement de contestation ce dimanche

Ne voyant aucun avantage dans les nouvelles dispositions mises en place par le gouvernement, les start-ups de l’Hexagone demandent que l’État fasse machine arrière. Pour manifester leur mécontentement par rapport à cette politique fiscale, ces derniers appellent les dirigeants de TPE-PMI de la France à unir leurs forces. Ils les invitent ce dimanche à les rejoindre pour manifester devant le bureau de l’Assemblée nationale.

Les initiateurs de ce mouvement affirment que les entrepreneurs n’ont aucun intérêt à ce que cette loi de finances 2013 soit votée par les parlementaires. Le DG de 360 Capital Partners, Emanuele Levi affirme que ce budget constitue une menace pour le secteur privé. Ces opérateurs économiques estiment que l’administration cherche à accaparer les bénéfices des entreprises françaises sans avoir fourni le moindre apport dans leur développement. Le patronat français dénonce une spoliation des richesses des promoteurs.

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